Conception architecturale

La question des coûts des équipements a été donnée à titre indicatif. La décision revient au maître de l’ouvrage, en fonction des moyens à dispositions et des priorités. La question de l’éthique concerne l’utilisation des ICT bien plus que leur intégration. L’utilisation de l’Internet, mais aussi la confidentialité, l’accessibilité ou le respect de données appartenant à autrui doivent être cadrés.

Sécurité

Le thème de la sécurité ne concerne le concepteur que par rapport à la localisation des installations sensibles ou vulnérables: serveurs, armoires de brassage, et éventuellement chemins de câbles. Les autres aspects, tels que la protection du réseau contre les influences extérieures (spam, etc.), la sauvegarde des données, la gestion des autorisations d’accès, etc., relèvent de la compétence du personnel technique.

Vers une présence «transparente» des ICT dans les bâtiments scolaires?

La maîtrise des ICT n’a jamais constitué un but en soi, mais bien un moyen, un support pédagogique. Les premières réflexions portées au chapitre 2 orientent le concepteur vers une réponse à un projet pédagogique plutôt qu’à ses prémisses.

A condition que l’ensemble des équipements soit entretenu par un staff technique ad hoc, l’utilisateur profite aujourd’hui sans contrainte d’un matériel miniaturisé (portable, écrans LCD…) dont les principales fonctionnalités sont toujours plus nombreuses (multimédia…) et toujours plus accessibles par la qualité des interfaces proposées. Ce sont là les caractéristiques d'un outil qui a atteint sa maturité en se faisant désormais discret.

Privilégier la qualité des espaces

Il en résulte que la conception des bâtiments scolaires n’est plus soumise (pour autant qu’elle l’ait été un jour), sous cet angle, aux contraintes liées aux techniques de l’information. Le remplacement (ou le complément) progressif des tableaux noirs par des beamers multiplie les possibilités d’utilisation de l’espace. Sur une table de travail, un ordinateur portable n’occupe pas plus de place qu’un livre. L’imprimante est silencieuse, etc. C’est une vision qui n’a plus rien d’idéaliste.

Cette transparence des équipements permet à l’architecte d’éliminer l’un des paramètres du problème général qui lui est posé. La mise en forme de l’organigramme proposé devrait privilégier la qualité des espaces, les parcours, la lumière, l’acoustique et toutes les autres composantes qui préoccupent le concepteur d’un bâtiment de qualité.

Incidences sur la conception ou la transformation de bâtiments scolaires

Le travail de l’architecte est de discerner les contraintes ayant une implication directe sur la conception initiale du projet et celles qui influenceront son développement. Concrètement, tout ce qui touche aux principes fondamentaux d’utilisation, issu d’une réflexion sur la question de ce que l’on souhaite et qui peut être traduit par un organigramme répondant à la question générale «quoi?», influencera les fondements du projet.

Ces éléments influenceront le plus souvent la structure même du futur bâtiment. Lors de transformations, il est préférable d’impliquer l’architecte dans la réflexion initiale dans la mesure où ce dernier est mieux à même de retourner le problème, à savoir cerner ce qui est raisonnablement possible de faire dans le bâtiment existant.

Développement du projet

Tout ce qui touche aux équipements proprement dits, indépendamment de leur choix, répondant à la question générale «comment?», influencera le développement du projet, essentiellement dans la phase de l’étude des détails constructifs. Il s’agit principalement de savoir dans quelle mesure les appareils sont visibles ou cachés, si l’une ou l’autre face d’un espace doit être apte à servir de surface de projection, si des mesures doivent être prises pour soigner l’acoustique, la luminosité, etc.

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