À propos des projets de formation Genre et Genre et ICT pour les enseignant-e-s
par Deli Salini
Comme consultante Gender je me suis occupée directement du thème genre et formation et genre et ICT dans le cadre de la formation d'enseignant-e-s entre 2001 et 2005, et je tiens à faire partie les personnes intéressées de quelques réflexions, à la quelle j'ajoute une carte des principes que je me suis établie pour ma pratique. J'ai donc donné des cours de longue durée, des cours sur une journée, ou des conférences, en intégrant selon le cas, blogs, wiki, webcam ou d'autres apports ICT plus courantes. De ces expériences, qui ont eu des versants positifs et négatifs à la fois, je retire mes réflexions concernant la possible " transposition didactique " de ce thème dans la formation des enseignant-e-s.
Un premier niveau de complexité, comme les études et pratiques signalent, concerne la formation des enseignant-e-s: il s'agit de travailler sur les représentations autour du rapport à l'apprentissage, à la formation, au savoir, pour des sujets qu'on veut professionnaliser dans une approche metaréflexif, mais qu'il sont de règle obligés à se former en pédagogie-didactique, et dont les préoccupations quotidiennes concernent la nécessité de " gérer la classe " et de s'adapter aux prescriptions des programmes officiels.
Sur cette complexité on appuie une complexité ultérieure : le travail sur les pratiques et les conceptions concernant le rapport de genre, avec des personnes qu'en général se sentent menacé par ce discours. Cette perception vient du fait que la question des rapports de genre touche à tous les rapports que chacun et chacune a avec les autres, au niveau public et dans le privé. Ainsi, quand nous parlons de rapports de genre nous interpellons les femmes et les hommes sur leur propre responsabilité par rapport à l'autre, responsabilité qu'en général elles/ils considèrent d'assumer de la meilleure façon. Alors faire réfléchir des hommes et des femmes sur la façon dans laquelle elles/ils s'adressent à leurs étudiant-e-s, signifie essayer de leur faire prendre conscience que leur façon de faire influence les rapport de genre et dérive de leur perceptions des rapports de genre (et donc du rapport à ses copines, copains, filles, fils, parents, amis et amies).
Au dessus de tout ça, , on veut également promouvoir une didactique et une pédagogie que favorise l'égalité des chances par rapport aux ICT, en sous-estimant, les multiples craintes présentes, par rapport à l'utilisation d'internet, aux interactions à distance, ou à l'excès de technologisation de la vie de la part de beaucoup de personnes.
Face à ces trois niveaux de complexité, brièvement signalés, dans les proposition de collaboration comme " consultante genre " on se trouve souvent confrontés à des commanditaires qui ont l'aspiration de tout faire comprendre en quelque après-midi de cours, sinon dans une journée. Là les animatrices ou les animateurs devraient d'un coup dépasser toutes sortes des résistances évoqués plus haut, en obtenant si possible des résultats immédiats et mesurables. Car quand quelqu'un/quelqu'une t'interpelle comme consultante le fait toujours à partir de ses représentations de l'enseignement, des questions Genre et des questions ICT. Commanditaires que souvent sont obligés d'avoir un-e consultant-e genre dans le groupe (pour les subventions) et qui alors essayent pour le possible d'en réduire au minimum l'apport, tachant de contrôler le travail, sans nul devoir d'apprendre sur le thème (on suppose que de chefs/cheffes de projets soient déjà informés/formés sur la question), avec la crainte d'énerver leur public. Donc si possible il faut être simple, claire, charismatique en sachant donner des solutions vite transposables.
Coté rapports sociaux, on voit aussi que malgré les multiples projets, lois et initiatives, on est toujours confrontés à la reproduction des rapports asymétriques de genre, à la ségrégation des professions. Les changements qu'on voit sont encore vulnérables, facilement dépassés par des questions " plus urgentes ". Evidemment tout ce travail n'est/n'a pas été inutile. Mais à mon avis il faut abandonner l'illusion de solutions vite transposables. Caron a à faire avec une pratique de sensibilisation, dont on sait que la progression est lente à advenir, et qu'il ne faut pas se laisser séduire par les chimères des solutions toutes prêtes.
Sur la base de ces constats, à partir de mes expériences et surtout de mes erreurs, j'ai définit pour moi même des considérations méthodologiques générales et une carte des principes qui, au-delà des maintes propositions sur la didactique Genre et ICT, peuvent aider à réaliser des scenarios de formation "convenables".
Un premier niveau de complexité, comme les études et pratiques signalent, concerne la formation des enseignant-e-s: il s'agit de travailler sur les représentations autour du rapport à l'apprentissage, à la formation, au savoir, pour des sujets qu'on veut professionnaliser dans une approche metaréflexif, mais qu'il sont de règle obligés à se former en pédagogie-didactique, et dont les préoccupations quotidiennes concernent la nécessité de " gérer la classe " et de s'adapter aux prescriptions des programmes officiels.
Sur cette complexité on appuie une complexité ultérieure : le travail sur les pratiques et les conceptions concernant le rapport de genre, avec des personnes qu'en général se sentent menacé par ce discours. Cette perception vient du fait que la question des rapports de genre touche à tous les rapports que chacun et chacune a avec les autres, au niveau public et dans le privé. Ainsi, quand nous parlons de rapports de genre nous interpellons les femmes et les hommes sur leur propre responsabilité par rapport à l'autre, responsabilité qu'en général elles/ils considèrent d'assumer de la meilleure façon. Alors faire réfléchir des hommes et des femmes sur la façon dans laquelle elles/ils s'adressent à leurs étudiant-e-s, signifie essayer de leur faire prendre conscience que leur façon de faire influence les rapport de genre et dérive de leur perceptions des rapports de genre (et donc du rapport à ses copines, copains, filles, fils, parents, amis et amies).
Au dessus de tout ça, , on veut également promouvoir une didactique et une pédagogie que favorise l'égalité des chances par rapport aux ICT, en sous-estimant, les multiples craintes présentes, par rapport à l'utilisation d'internet, aux interactions à distance, ou à l'excès de technologisation de la vie de la part de beaucoup de personnes.
Face à ces trois niveaux de complexité, brièvement signalés, dans les proposition de collaboration comme " consultante genre " on se trouve souvent confrontés à des commanditaires qui ont l'aspiration de tout faire comprendre en quelque après-midi de cours, sinon dans une journée. Là les animatrices ou les animateurs devraient d'un coup dépasser toutes sortes des résistances évoqués plus haut, en obtenant si possible des résultats immédiats et mesurables. Car quand quelqu'un/quelqu'une t'interpelle comme consultante le fait toujours à partir de ses représentations de l'enseignement, des questions Genre et des questions ICT. Commanditaires que souvent sont obligés d'avoir un-e consultant-e genre dans le groupe (pour les subventions) et qui alors essayent pour le possible d'en réduire au minimum l'apport, tachant de contrôler le travail, sans nul devoir d'apprendre sur le thème (on suppose que de chefs/cheffes de projets soient déjà informés/formés sur la question), avec la crainte d'énerver leur public. Donc si possible il faut être simple, claire, charismatique en sachant donner des solutions vite transposables.
Coté rapports sociaux, on voit aussi que malgré les multiples projets, lois et initiatives, on est toujours confrontés à la reproduction des rapports asymétriques de genre, à la ségrégation des professions. Les changements qu'on voit sont encore vulnérables, facilement dépassés par des questions " plus urgentes ". Evidemment tout ce travail n'est/n'a pas été inutile. Mais à mon avis il faut abandonner l'illusion de solutions vite transposables. Caron a à faire avec une pratique de sensibilisation, dont on sait que la progression est lente à advenir, et qu'il ne faut pas se laisser séduire par les chimères des solutions toutes prêtes.
Sur la base de ces constats, à partir de mes expériences et surtout de mes erreurs, j'ai définit pour moi même des considérations méthodologiques générales et une carte des principes qui, au-delà des maintes propositions sur la didactique Genre et ICT, peuvent aider à réaliser des scenarios de formation "convenables".
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