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L'éducation dans les pays en voie de développement
 
Conditions critiques
Le domaine "éducation" des pays en voie de développement présente un état général critique. Placée devant la perspective de créer 80 millions de places d'écoliers supplémentaires, l'Afrique subsaharienne se trouve confrontée à une tâche bien difficile, d'autant plus qu'il importe encore d'améliorer la qualité de l'enseignement. Compte tenu de la demande croissante de personnel enseignant et de la problématique VIH/SIDA, le défi à relever est ambitieux. Aussi, un immense effort sera entrepris, tant sur le plan national qu'international, pour tenter de contrer les problèmes et de relever ces défis dans le cadre d'une collaboration.

Stratégies nationales d'éducation
La plupart des pays d'Afrique sont aujourd'hui dotés de stratégies nationales de formation dont le but est une meilleure mise en œuvre des moyens personnels et financiers dont ils disposent. Le secteur de la formation devrait même disposer davantage de fonds dans les années à venir. Les efforts des programmes sectoriels multilatéraux sont moins portés sur le domaine de l'infrastructure, mais visent des objectifs stratégiques tels que la création de capacités supplémentaires dans la planification de l'éducation, l'assurance qualité ou la formation des enseignant(e)s. Tout aussi importants sont le renforcement de structures décentralisées, telles que les associations scolaires et les initiatives d'écoles communales, ainsi qu'une amélioration de la collaboration entre les institutions donatrices, les ONG et les pays destinataires.

Objectifs principaux: extension de l'accès et amélioration de la qualité
Un des grands défis est d'élargir l'accès à des places d'écoliers supplémentaires, tout en améliorant la qualité de la formation. Dans nombreux pays africains du sud du Sahara, près de la moitié des enfants scolarisés quittent prématurément le cycle primaire. L'école, exception faite d'aptitudes très rudimentaires au calcul, à la lecture et à l'écriture, ne dispense pas grand chose d'utile pour la vie et la survie. Les cultures d'enseignement et d'apprentissage reposent encore souvent sur l'instruction et le par cœur, notamment dans les régions rurales, qui manquent cruellement de moyens d'enseignement et d'apprentissage de qualité.
Les capacités institutionnelles du degré secondaire sont de surcroît toujours plus limitées. Ainsi, en Afrique, les places en école secondaire suffisent tout juste pour accueillir moins d'un tiers des enfants (et des jeunes) ayant achevé l'école primaire. Les taxes scolaires et les frais de formation suivent une courbe ascensionnelle dans les degrés secondaires I et II. Cet état de fait accroît encore la sélectivité, déjà élevée sans cela, qui repose sur des critères ethniques, sexistes, sociaux, économiques et géographiques.

Les mesures concrètes engagées pour atteindre les objectifs principaux sont, notamment:
 
Point dans la listeformer plus d'enseignants et surtout d'enseignantes qu'auparavant;
Point dans la listerendre les conditions de travail plus attrayantes pour le personnel enseignant, afin de pouvoir garantir leur fidélité au service de l'école (notamment dans les régions rurales);
Point dans la listeaccroître l'efficacité de l'école et, partant, augmenter son acceptation auprès de la population rurale;
Point dans la listeréduire les taux de répétants et les départs prématurés de l'école;
Point dans la listescolariser beaucoup plus de filles;
Point dans la listerajuster l'accès à la formation scolaire dans les régions rurales à celui des zones urbaines;
Point dans la listecontrôler la pertinence des programmes par rapport aux données locales, culturelles et spécifiques au sexe;
Point dans la listeaugmenter les investissements dans le degré secondaire.
 
La formation des enseignant(e)s reste la préoccupation principale
Face aux objectifs d'élargissement de l'accès à la formation scolaire, c'est à dire la création de places d'écoliers supplémentaires et l'amélioration qualitative de l'enseignement, la formation adéquate du corps enseignant constitue un facteur essentiel de l'amélioration du paysage éducationnel en Afrique. Mais c'est justement là que la situation est extrêmement difficile. Diverses raisons empêchent à l'heure actuelle de former suffisamment d'enseignant(e)s. La demande élevée en personnel enseignant bien formé ne peut ainsi pas être satisfaite. S'y ajoute le fait que les qualifications du personnel enseignant en place sont le plus souvent insuffisantes.
La situation est encore aggravée par les taux élevés de VIH/SIDA qui affectent nettement l'effectif des enseignant(e)s, spécialement dans les pays du Sud de l'Afrique. Dans les régions les plus gravement touchées par la problématique VIH/SIDA, la situation est tellement critique que des écoles entières fonctionnent parfois en sous-effectif massif d'enseignant(e)s, permettant au mieux de fournir un tiers des heures annuelles de cours. Cette situation se traduit par d'énormes problèmes de qualité. La pression sociale sur les responsables de l'éducation et le personnel enseignant augmente plus vite que des solutions utilisables peuvent être trouvées.

Conventions internationales en matière d'éducation
Au niveau international, l'Initiative Education pour tous (EPT), lancée en 1990 à Jomtien (Thaïlande), a marqué le coup d'envoi de l'évolution actuelle de l'éducation. Après des succès modestes enregistrés dans les années 90, la stratégie du Cadre d'action de Dakar a été adoptée en l'an 2000, lors du Forum mondial sur l'éducation tenu à Dakar (Sénégal). Par cette adoption, tous les Etats membres exprimaient leur soutien à la réalisation des six objectifs de l'initiative EPT.
 
Point dans la listeOBJECTIF 1. développer et améliorer la protection et l'éducation de la petite enfance, notamment des enfants vulnérables et défavorisés.
Point dans la listeOBJECTIF 2. faire en sorte que d'ici 2015, tous les enfants, filles et garçons, aient la possibilité d'accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit;
Point dans la listeOBJECTIF 3. répondre aux besoins éducatifs des jeunes en assurant un accès à des offres d'apprentissage et à un entraînement de compétences liées à la vie courante ("life skills");
Point dans la listeOBJECTIF 4. réduire de moitié le taux d'analphabétisme des adultes d'ici à 2015, afin d'assurer aux adultes une formation de base d'un niveau raisonnable;
Point dans la listeOBJECTIF 5. éliminer les disparités de sexe dans l'éducation d'ici à 2005;
Point dans la listeOBJECTIF 6. améliorer la qualité de l'éducation.
 
Aujourd'hui, le Cadre d'action de Dakar issu de l'initiative EPT est, en matière d'éducation, la convention la plus globale conclue dans le monde dans le cadre de la coopération au développement. Elle mentionne expressément, aux points 71 à 74, que les technologies de l‘information et de la communication doivent être intégrées dans la formation.

Les buts 2 et 5 des Objectifs de Développement du Millénaire sont également le fruit de cette Initiative Education pour tous. Les Objectifs de Développement du Millénaire, ou ODM, associent huit objectifs différents pour réduire la pauvreté dans le monde. Cette déclaration a été formulée en l'an 2000 et approuvée par toutes les nations et institutions dominantes de la coopération au développement.

La réalisation des deux ODM relevant du domaine de l'éducation est soutenue par le partenariat global, lancé en 2002 et intitulé Initiative pour la mise en œuvre accélérée du programme Éducation pour tous (ou en anglais, Fast-Track Initiative (FTI)). Les bailleurs de fonds y travaillent en étroite collaboration avec leurs pays partenaires. Ces derniers s'engagent à placer l'enseignement primaire au premier plan des efforts qu'ils déploient. En contrepartie, les bailleurs de fonds leur simplifient l'accès aux ressources nécessaires à cet effet.
Les chances d'atteindre les objectifs définis par l'initiative Éducation pour tous et les ODM sont perçues de manière assez différenciée. Elles ne reposent pas uniquement sur la disponibilité des bailleurs de fonds à garantir le financement, mais dépendent pour l'essentiel du développement économique et de la stabilité politique de chaque Etat concerné.
 
Liens supplémentaires
 
Lien externeAssociations pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA)
L'ADEA est un forum qui s'efforce de promouvoir des partenariats efficaces entre les deux principaux groupes constitutifs qui la composent - d'une part les ministères africains de l'éducation et de la formation, d'autre part leurs partenaires techniques et financiers externes.
Lien externeDirection du Développement et de la Coopération (DDC) en Suisse
L'éducation constitue un droit fondamental de chaque individu. Elle se situe au cœur de tout processus de développement, qu'il soit individuel ou collectif, social, politique, économique ou culturel.
Lien externeOrganisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO)
L'UNESCO est l'agence des Nations Unies spécialisée dans l'éducation. Depuis sa création en 1945, l'Organisation travaille à améliorer l'éducation partout dans le monde.
Lien externeGlobal Alliance for ICT and Development
Global Alliance for ICT and Development GAID est le successeur de la UN ICT Task Force depuis le sommet de Tunis. Sur le site de la GAID vous trouvez à page 7 du Business Plan l'initiative "flagship" sous le thème de "Free Access for all Schools to the Net".