Le droit d'auteur et les progrès techniques
| Les débuts du droit d'auteur suisse et international vers la fin du siècle dernier correspondent à un essor technique qui étendit les possibilités d'utilisation des œuvres, en particulier de la musique, dans des proportions alors inimaginables. |
Invention du phonographe
En 1877, Edison inventa le phonographe. La base de la diffusion de musique sur phonogrammes était ainsi posée. Cette invention allait avoir la même importance pour la musique que celle de Gutenberg pour la littérature.
Les innovations techniques postérieures qui ont rendu possible l'utilisation massive actuelle des œuvres ne peuvent être évoquées ici que par mots clés: télégraphe, radio, film, télévision, réseaux câblés et appareils de reproduction pour la copie privée (photocopieuse, magnétophone à bandes et à cassettes).
En 1877, Edison inventa le phonographe. La base de la diffusion de musique sur phonogrammes était ainsi posée. Cette invention allait avoir la même importance pour la musique que celle de Gutenberg pour la littérature.
Les innovations techniques postérieures qui ont rendu possible l'utilisation massive actuelle des œuvres ne peuvent être évoquées ici que par mots clés: télégraphe, radio, film, télévision, réseaux câblés et appareils de reproduction pour la copie privée (photocopieuse, magnétophone à bandes et à cassettes).
Arrivée du CD numérique
En 1983, le CD numérique arriva sur le marché. La même année, le premier programme de télévision par satellite (Sky Channel) fut diffusé. La miniaturisation des supports de données, la compression des données et les techniques du multimédia ouvrirent de nouveaux horizons et permirent de nouvelles utilisations d'œuvres (mot clé "Internet "). Une des conséquences du progrès fut que les auteurs perdirent de plus en plus de vue l'utilisation de leurs œuvres. C'est pourquoi ils dépendent aujourd'hui plus que jamais des sociétés de gestion dont ils sont ensemble responsables.
Les interprètes, dont les représentations artistiques étaient circonscrites durant des siècles au seul niveau local, se sont vus à leur tour confrontés à l'utilisation illimitée de leurs créations dans l'espace et dans le temps, ces dernières une fois fixées sur un support. Ils exigèrent donc, à l'instar des auteurs, des droits sur leurs représentations et une participation à l'exploitation commerciale de leurs œuvres. Les agents artistiques, les producteurs de supports sonores et les organismes de diffusion revendiquèrent de leur côté la protection de leurs prestations, afin de pouvoir empêcher l'appropriation illicite de ces prestations par des tiers.
En 1983, le CD numérique arriva sur le marché. La même année, le premier programme de télévision par satellite (Sky Channel) fut diffusé. La miniaturisation des supports de données, la compression des données et les techniques du multimédia ouvrirent de nouveaux horizons et permirent de nouvelles utilisations d'œuvres (mot clé "Internet "). Une des conséquences du progrès fut que les auteurs perdirent de plus en plus de vue l'utilisation de leurs œuvres. C'est pourquoi ils dépendent aujourd'hui plus que jamais des sociétés de gestion dont ils sont ensemble responsables.
Les interprètes, dont les représentations artistiques étaient circonscrites durant des siècles au seul niveau local, se sont vus à leur tour confrontés à l'utilisation illimitée de leurs créations dans l'espace et dans le temps, ces dernières une fois fixées sur un support. Ils exigèrent donc, à l'instar des auteurs, des droits sur leurs représentations et une participation à l'exploitation commerciale de leurs œuvres. Les agents artistiques, les producteurs de supports sonores et les organismes de diffusion revendiquèrent de leur côté la protection de leurs prestations, afin de pouvoir empêcher l'appropriation illicite de ces prestations par des tiers.
